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samedi 16 novembre 2019

Projet musée : information et concertation

Ce mercredi 13 novembre, j'ai eu le plaisir de présenter, avec Jacques Pélissard et l'équipe du musée, ce grand projet à la population lédonienne. Une série de six réunions thématiques avec des acteurs particulièrement concernés par le projet va suivre dans les semaines à venir.


Le Progrès, 15 novembre 2019

samedi 26 octobre 2019

Vernissage de l'exposition "Regards sur Courbet et Perraud"

J’ai eu l’occasion vendredi 25 octobre de représenter M. le Maire, Jacques Pélissard, au vernissage de la dernière exposition du Musée de Lons-le-Saunier : « 1819-2019. Regards sur Courbet et Perraud ».
Au cours de mon petit discours de remerciement aux différents acteurs, j’ai pu revenir sur une question que l’on me pose souvent : A quoi pourra servir un grand musée à Lons ? 
J’ai ainsi pu répondre que ce sont aussi des valeurs qui, en l’occurrence, soutiennent et sont au cœur du propos de cette belle exposition : la gratitude, qui a amené Jean-Joseph Perraud a donné à la Ville son fond d’atelier et sa collection d’arts graphiques parce que le Jura, dont il était natif, avait financé ses études aux Beaux-arts ; l’amitié, qui unit ici Perraud et ses condisciples de la Villa Médicis à Rome et enfin l’admiration de Jean Vimenet pour Gustave Courbet qui revisita son célèbre tableau « Le Sommeil ». Gratitude, amitié et admiration. Beauté et humanité, c’est aussi cela un musée !

Claudine Lemaître, Pascal Vimenet, Dorothée Gillmann, tous trois commissaires de l'exposition et Jean-Luc Mordefroid, directeur du musée

lundi 7 octobre 2019

Projet musée : de nouvelles étapes

Après le vote du Projet scientifique et culturel en avril dernier, de nouvelles étapes sont franchies : l'échange entre le Ville et l'Hôpital du terrain où a été construit le bâtiment du moyen et long séjour contre l'Hôtel-Dieu, un échange engagé il y a près de 20 ans mais jamais encore conclu devant notaire, puis le lancement imminent de l'étude de programmation.

Le Progrès, 2 juillet 2019

Le Progrès, 6 octobre 2019

vendredi 19 juillet 2019

Vernissage de l'exposition sur Edme de Saux

Ce fut un grand plaisir d'inaugurer cette exposition du service d'archéologie municipal consacrée à Edme de Saux, un aristocrate dessinateur du XIXe siècle qui a laissé des carnets de dessin précieux tant ils brossent des paysages connus du Jura et qui ont pourtant bien changé depuis plus d'un siècle.
L'exposition est le fruit du travail de Justo Horrillo Escobar, du service d'archéologie, et de Marie Hackett, consul honoraire de France en Irlande et détentrice des carnets.
J'ai eu l'occasion de suivre la construction de ce travail qui est rassemblé pendant tout l'été au Carcom avant de devenir un livre à paraître l'année prochaine.
 Voix du Jura, 18 juillet 2019

jeudi 18 avril 2019

Projet musée : vote du PSC

Belle première victoire que ce vote UNANIME du Conseil municipal pour le Projet scientifique et culturel (PSC) du Musée en ce 8 avril !
Il aura fallu toute la force de conviction de Jacques Pélissard et la mienne pour obtenir un vote qui place notre ville à la hauteur de son histoire. Après 200 ans d'existence et 162 ans dans ses murs actuels, notre musée ne permet plus d'accueillir les très riches collections que nous possédons.
Bravo à l'équipe du musée pour avoir élaboré ce PSC qui fixe les bases du contenu du futur musée. L'étude de programmation sera lancée à la rentrée et une commission municipale ad hoc accompagnera la phase d'appropriation par la population de ce grand et essentiel projet pour l'avenir de Lons !









vendredi 22 février 2019

"Gouverner, c'est choisir"

Selon la formule de Pierre Mendès France, il faut savoir choisir pour bien gouverner. En l’occurrence, il s'agit de repousser le projet de création d'un centre d'art contemporain pour mettre toutes nos forces dans le projet de nouveau musée dans l'ancien Hôtel-Dieu. 
Un dossier à suivre...

Le Progrès, 21 février 2019

jeudi 15 novembre 2018

Vers le nouveau musée

C'est un dossier "hénaurme" et passionnant que celui du futur musée d'archéologie et des beaux-arts dans l'Hôtel-Dieu de Lons-le-Saunier. Il avance...
Après l'acquisition de la croix carolingienne de Baume avant l'été, l’État montre toute sa confiance en ce projet en cédant à la Ville (et donc à son musée), 43 œuvres du XIXe siècle.
Prochaine et très importante étape, l'examen par le Conseil municipal du Projet Scientifique et Culturel en cours d'achèvement par l'équipe scientifique du musée.

 Le Progrès, 8 août 2018

 Le Progrès, 4 septembre2018

Le Progrès, 14 octobre 2018
Le Progrès, 15 novembre 2018

dimanche 1 juillet 2018

dimanche 16 octobre 2016

La fête de la science

Organisée pour la première depuis 2004 à Lons-le-Saunier, le programme de cette Fête de la science, manifestation nationale organisée par le ministère de l'Éducation nationale, de l'Enseignement supérieur et de la Recherche est riche de plusieurs événements organisés par le Musée de Lons en partenariat avec la Maison commune, le Centre jurassien du patrimoine (CJP) et les 4C : 
- exposition de sciences naturelles (paléontologie), 
- ateliers à destination des scolaires réalisés par le CJP autour du thème des fossiles et des traces de dinosaures, 
- conférences scolaire et tout public de Jean-Michel Mazin, directeur de recherche émérite au CNRS. 
- atelier « lecture » à la Médiathèque des Cordeliers animé par l’association Lire et faire lire, 
- ateliers pour le périscolaire à la Maison commune réalisés par le CJP.

Cette manifestation permet de compléter l’offre culturelle dans notre ville en mettant en avant la culture scientifique, portée depuis près de deux siècles par le département « sciences naturelles » du Musée. Cette fête de la science met aussi en avant le partenariat, voulu par la Ville, entre le Musée et la Maison commune : culture pour tous avec la participation des habitants de la Marjorie, culture par tous avec les ateliers proposés par le CJP ; ce sera la fête de la science et en particulier celle des dinosaures.

Le programme est disponible sur le site de la Ville de Lons-le-Saunier.


Présentation avec Jean-Luc Mordefroid, directeur des Musées Lons, Stéphane Billaudel, président de la Maison commune, Sylvie Deschamps, coordinatrice de la manifestation, et Pascale Dumetz du CJP.

 Le Progrès, 8 octobre 2016


 Hebdo 39, 10 octobre 2016

vendredi 17 juin 2016

Préface au catalogue de l'exposition

Klemczynski, le Jura et Lons-le-Saunier, une fidélité par-delà le temps

« Je fais un peu corps avec ce pays qui est le mien. Et j’avoue que j’ai un choc dans le Jura, parce que le Jura est très varié. » Ce sont les propres mots de Pierre Klemczynski lors d’un de ses nombreux passages dans le Jura. Ce peintre né à Saint-Claude et qui habita quelques années à Saint-Didier puis à Courlans a conservé avec notre ville un lien de fidélité jamais démenti, tout au long d’une carrière qui le mena pourtant bien loin de notre cher Jura. Toutefois, chaque année, de 1949 à 1986, sans désemparer, il expose ses toiles ici, à Lons-le-Saunier. C’est pourquoi nous retrouvons souvent avec émotion ses œuvres chez de nombreux Lédoniens tout comme à l’hôtel des ventes dont il est rarement absent. Le lien est là, chez nous, devant nous et malgré son décès en 1991, il reste parmi nous avec sa vision du monde.

S’il peint le Jura, riche de sa variété de paysages, il voyage, il déménage et revient avec ses ailleurs : Paris et sa banlieue, les bords de mer normands… Il nourrit chaque année un rêve d’horizons lointains qui illumine chacune de ses expositions. Et derrière l’apparent dépouillement de ses paysages, où l’absence de présence humaine apporte une certaine mélancolie, on découvre en les regardant mieux l’immense et intense travail du peintre sur chaque toile. Le monde sembl
e vide mais que de travail faut-il pourtant à l’artiste pour le faire naître !

Près de vingt-sept ans après sa dernière rétrospective qui eu lieu au château de Bousselange en Côte d’Or, il faut féliciter chaleureusement la direction du musée de Lons-le-Saunier pour cette proposition d’exposition ainsi que la commissaire de l’exposition qui a su, une fois de plus, tirer le meilleur parti scientifique et muséographique de l’œuvre de Pierre Klemczynski. La Ville de Lons-le-Saunier peut être fière du travail accompli au quotidien par le personnel des musées de Lons-le-Saunier et je sais cette confiance partagée puisque d’heureux propriétaires d’œuvres de Pierre Klemczynski envisagent de faire don de certaines d’entre elles au musée. Je les en remercie par avance. Parmi toutes les autres pépites que nous possédons déjà, ces œuvres prendront place, nous y travaillons ardemment, dans le futur grand musée de notre ville.

Aujourd’hui, le musée de Lons-le-Saunier rend hommage à Pierre Klemczynski et ce n’est que justice car lui-même a beaucoup donné à notre cité. Entre « Klem » et Lons, c’est une belle histoire d’amour, longue et sans cesse renouvelée. Cette exposition et ce catalogue en sont une nouvelle preuve.

Jacques Pélissard, député-maire de Lons-le-Saunier 
Jean-Philippe Huelin, maire-adjoint chargé des politiques culturelles

Le catalogue est disponible au musée de Lons-le-Saunier, place Philibert de Chalon, au prix de 19 euros.

jeudi 19 novembre 2015

Lons-le-Saunier Années 50, après l'expo, le livre

Préface : Lons-le-Saunier, 1950, 2015…2050, l’histoire continue 

Notre ville a beaucoup changé au cours des années 1950. Ce livre nous le montre magnifiquement. 

Depuis cette époque, la morphologie de la ville a continué de se transformer : les quartiers des Mouillères et de la Marjorie sont sortis de terre et jouissent même aujourd’hui d’une renaissance urbaine grâce au programme ANRU. Le centre ville a été protégé tout en gardant sa forte attractivité commerciale. Les différents quartiers de la ville s’étendent aujourd’hui sur la quasi-totalité du territoire communal. D’espace, nous n’en avons plus beaucoup pour construire, il nous faudra donc rebâtir la ville sur la ville et quel plus bel exemple de cette politique urbaine que la salle de spectacles du Bœuf sur le toit réédifiée récemment sur l’emplacement des anciens abattoirs ! 

Aujourd’hui, transformer une ville, c’est réfléchir et agir au niveau de l’agglomération. C’est ce que nous faisons avec ECLA (Espace Communautaire Lons Agglomération) qui a investi dans des équipements modernes comme le centre nautique Aqua’Rel ou le Centre Culturel Communautaire des Cordeliers. Culture, sport, réseau routier (contournement ouest) ou zones d’activités sont les moyens d’une attractivité déterminante pour l’avenir. 

Et plus loin de nous, qu’en sera-t-il au mitan de ce siècle ? A quoi pourrait ressembler notre ville ? Si l’avenir n’est jamais écrit, il n’est pas inutile de tracer quelques perspectives… 

Dans les années 2050, le « Grand Lons » sera une réalité quotidienne pour les habitants du bassin de vie. Première agglomération bio de France, celle-ci pourra profiter de ses avancées pionnières en matière de qualité de l’eau et d’approvisionnement bio et local du restaurant municipal dont le modèle irriguera tous les restaurants et tous les foyers. La protection du patrimoine, accélérée par l’obtention du label « Ville d’art et d’histoire », aura montré tout son intérêt pour développer la ville. Autour du nouveau musée d’archéologie et des beaux-arts sis dans l’ancien hôtel-Dieu, le centre-ville pourra être reconquis par une population de tous âges, avide d’animations et cliente du plus grand centre commercial de l’agglomération. 

Tant de choses restent à faire. Chacun peut à loisir compléter cette utopie urbaine et dessiner sa ville idéale. C’est aussi en revisitant la ville d’hier, celle des années 50 comme nous y invite ce livre, que l’on peut rêver la ville de demain… 

Jacques Pélissard, député-maire de Lons-le-Saunier 
Jean-Philippe Huelin, maire-adjoint chargé des politiques culturelles 

Présentation publique le 20 novembre 2015 aux côtés de Jean-Luc Mordefroid, directeur du service d'archéologie et des musées

Le livre est disponible au musée de Lons-le-Saunier, place Philibert de Chalon, et dans les librairies de Lons-le-Saunier au prix de 19 euros.

mardi 15 septembre 2015

Le transfert des cendres de Rouget de Lisle aux Invalides (14 juillet 1915)

Pour le centenaire du transfert des cendres du Rouget de Lisle aux Invalides, je me suis penché sur cet épisode de la Grande Guerre où brula la flamme patriotique. Jamais étudiée jusqu'alors, cette manifestation est une démonstration de force du gouvernement de l'Union sacrée. 

En voici le début : 
"Quelle odyssée que celle des cendres de Rouget de Lisle ! Près d’un an après le début de la Grande Guerre, c’est dans une précipitation toute patriotique que les cendres de l’auteur de la Marseillaise ont été transférées aux Invalides le 14 juillet 1915. Les Invalides constituent leur cinquième lieu de résidence, une sépulture « provisoire »… depuis maintenant cent ans." 

Ce texte est publié dans une brochure éditée par le musée de Lons-le-Saunier à l'occasion des Journées du patrimoine et diffusé au musée de Lons et dans les librairies de la ville. Cette brochure comporte également des contributions de Dorothée Gillmann, Jean-Luc Mordefroid et Justo Horrillo Escobar qui mettent en lumière l'histoire de l'édification à Lons de la statue de Rouget de Lisle en 1882.

samedi 10 janvier 2015

Préface au catalogue de l'exposition

Affiche de l'exposition
 Jean et Catherine Vimenet et la rencontre des civilisations

Cette exposition a le grand mérite de nous parler d’art, bien sûr, mais aussi d’un passé qui commence à passer autant que des incertitudes de notre temps. Que l’Art puisse ainsi nous éveiller à notre monde est un des grands mérites de l’exposition ! C’était un des objectifs des commissaires de l’exposition auxquels, et pour ce fait, nous voulons exprimer notre gratitude. 

Il est effectivement fort judicieux d’avoir isolé, dans l’œuvre de l’artiste Jean Vimenet, la période de 1952 à 1954 où il fut en résidence à Alger, juste avant le début d’une guerre qui rompit durablement les liens entre les deux rives de la Méditerranée. Avant cela, quand la société des peintres orientalistes français crée le prix Abd-el-Tif en 1907, elle permet à de jeunes artistes talentueux de séjourner un an ou deux à Alger. De ce fait, on aurait pu lire cette œuvre comme le dernier avatar d’un orientalisme français devenu, avec la colonisation du continent africain, un art colonial, qui se célébra lors d’expositions du même nom, tout en étant dans l’imaginaire national le substitut de puissance d’une nation amoindrie par la nouvelle hégémonie allemande. On aurait pu craindre que le regard du pensionnaire de la villa Abd-el-Tif soit identique à celui de l’homme portant le salacot, hautain et méprisant, colonial et dominateur. Ce n’est heureusement pas celui de Jean Vimenet qui porte sur les choses et sur les personnes un regard droit, à hauteur d’homme. Nous avions changé d’époque et, une fois de plus, l’Histoire était en retard sur l’Art. 

Par-delà Jean Vimenet, c’est aussi des relations culturelles entre l’Algérie et la France dont nous devons parlés. Plus de 50 ans après une guerre qui déchira nos peuples, le temps est venu, souhaitons-le, d’un regain d’intérêt de part et d’autre de la Méditerranée pour qu’elle puisse redevenir un trait d’union entre Etats égaux et soucieux l’un de l’autre comme peuvent l’être deux amis. Grâce à Catherine et Jean Vimenet, c’est l’amitié franco-algérienne qui est fêtée dans notre département du Jura qui accueillit les négociations secrètes entre la France et le gouvernement provisoire de la République algérienne dès février 1962. Le passé ne doit pas étouffer un avenir chargé de défis que nous relèverons ensemble beaucoup mieux que si nous laissions notre relation se teinter d’indifférence. 

Que cette amitié puisse devenir le signe annonciateur du « rendez-vous des civilisations », si bien analysé par Emmanuel Todd et Youssef Courbage. Si l’orientalisme fut hier la traduction culturelle d’une domination économique et géopolitique de l’Europe, l’occidentalisme est aujourd’hui l’idéologie de la crise et du déclin de l’Europe. Or l’avenir n’est pas écrit, l’histoire est devant nous, elle sera ce que nous en ferons. Ne soyons pas les passagers passifs d’une histoire qui nous mènerait vers un choc des civilisations ! Quand on a une certaine idée de la France, on ne souhaite pas la voir borner son regard à l’Europe ou à l’Occident, enfermée dans une vision occidentaliste du monde. La France est grande quand elle parle du monde au monde entier, renouvelant ainsi chaque jour un regard universaliste qui rend tout homme égal, aimable et respectable. 

Chacun pourra constater que ce regard sur le monde, ouvert, apaisé, ensoleillé, coloré fut celui de Jean Vimenet. 

Jacques Pélissard, député-maire de Lons-le-Saunier 
Jean-Philippe Huelin, maire-adjoint chargé des politiques culturelles 


Le catalogue est disponible au musée de Lons-le-Saunier, place Philibert de Chalon, au prix de 29 euros.