vendredi 18 mai 2018

Bilan de ma délégation aux politiques culturelles

Il s'agit ici d'un bilan factuel de mon action comme maire-adjoint (avril 2014 - janvier 2017) puis conseiller délégué (janvier à novembre 2017) chargé des politiques culturelles.

La dénomination de la délégation de fonctions du maire-adjoint « à la culture » a changé en 2014 : l’adjoint aux « structures culturelles » est devenu adjoint aux « politiques culturelles » ce qui est plus qu’un changement terminologique. Cela impliquait une nouvelle phase de l’action municipale avec certainement plus de coordination et de travail en commun entre structures existantes. 

Ainsi, j’ai tenté d’orienter la politique culturelle dans trois axes : 
- apporter de la coordination entre les établissements culturels (Ville et ECLA) ; 
- rebattre les cartes dans l’attribution des subventions aux associations culturelles afin de les responsabiliser et de casser les « rentes de situation » ; 
- initier ou conforter de nouvelles politiques culturelles (arts plastiques et urbains, patrimoine, aventure…). 

1) Équipements culturels 

En avril 2014, ma délégation comporte 5 équipements culturels : musée d’archéologie, musée des beaux-arts, MJC, Bœuf sur le toit et musée Rouget de Lisle. 

- Les musées d’archéologie et des beaux-arts sont de fait réunis administrativement sous l’appellation « musées de Lons-le-Saunier ». Ils sont dirigés par Jean-Luc Mordefroid qui pilote également le service d’archéologie. Après la fermeture du musée d’archéologie en 2006, l’essentiel du personnel travaille au Centre de conservation et d’étude depuis 2008. L’établissement est divisé en trois départements (archéologie, beaux-arts et sciences naturelles) qui travaillent sur les collections et les valorisent lors d’expositions temporaires. Depuis 2014, il y a eu deux expositions par an. Le musée organise aussi des événements culturels du calendrier national : nuit des musées, journées nationales de l’archéologie, journées européennes du patrimoine. Sous l’effet de la loi musée de 2002 et de l’exigence de la DRAC, j’ai préparé l’intégration de deux animatrices du Centre jurassien du patrimoine au personnel du musée ; intégration effective depuis le 1er janvier 2018. Au-delà de ses missions propres qu’il assume parfaitement, le musée travaille au projet de pôle muséographique. 

- La MJC a cessé d’exister fin 2014. Cette liquidation, dans un climat très tendu, a été suivie par des travaux d’isolation du bâtiment dans le cadre du Contrat de performance énergétique. Les locaux ont été confiés à la Maison commune qui travaille depuis septembre 2015 en partenariat avec l’association Musik Ap’passionato, laquelle gère en propre la salle de spectacle dénommée « L’Ellipse ». 

 - Le Bœuf sur le toit est un chantier au long court, en réhabilitation depuis une dizaine d’années pour devenir un pôle culturel dédié au spectacle vivant. Depuis 2014, la principale réalisation est la reconstruction de la grande salle de spectacle qui a été inaugurée en septembre 2015 après 18 mois de travaux. Cette salle a été confiée à l’association Cœur de Bœuf de septembre 2015 à septembre 2016, à l’Amuserie de septembre 2016 à décembre 2017 puis à l’association Prod’ij depuis le 1er janvier 2018. 

 - Le musée Rouget-de-Lisle est géré par l’office du tourisme. Il n’ouvre que de début juillet jusqu’aux journées du patrimoine. Son image est forte mais son impact sur la vie culturelle est faible puisqu’il n’a qu’un usage touristique. 

2) Relations avec les associations 

Je me suis attelé au suivi de la vie des associations culturelles en suivant trois axes : 
- valoriser l’activité des associations (subventions exceptionnelles) et non leur seul fonctionnement ; 
- diversifier les propositions culturelles : 28 associations soutenues en 2014, 35 en 2017 ; 
- soutenir les propositions nouvelles et événementielles.

Ces choix impliquent un certain rééquilibrage entre associations puisque les inscriptions budgétaires ont des niveaux relativement constants.

1 Je me suis abstenu sur le vote des subventions aux associations lors du vote du budget 2018 en décembre 2017.

3) Événements culturels

Du côté de l’événementiel culturel, la Ville a depuis longtemps une démarche prudente, préférant le soutien au long cours aux établissements et aux associations. Pour autant, elle participe aux manifestations culturelles nationales (plus et mieux) et soutient des événements qui plongent dans l’ « humus culturel local ».

Dès 2015, la Ville a densifié sa participation aux Journées européennes du patrimoine (autour de la thématique de l’architecture contemporaine). En 2016, elle a organisé les premiers « Rendez-vous aux jardins », manifestation nationale du Ministère de la culture ; elle a permis à l’association Promodégel, titulaire du label « scène de musiques actuelles », de se produire dans la nouvelle salle du Bœuf sur le toit (2016 et 2017) ; elle a enfin soutenu les initiateurs du nouveau festival « Les Rendez-vous de l’aventure » et l’arrivée sur notre territoire du festival de musique baroque du Jura.

De façon plus ponctuelle, la Ville a initiée le festival Latin’Lons (mai 2017), l’exposition du collectif Photo Mathe (septembre 2017) et la réalisation d’un mur peint impasse Pasteur en partenariat avec l’ARCO (octobre 2017).

4) Coordination avec la culture d’ECLA

Afin de maintenir une coordination et une approche globale pour la culture entre la Ville et ECLA, j’ai instauré avec mes deux collègues (la vice-présidente d’ECLA chargée des établissements culturels et la maire-adjointe à l’animation et la communication) un groupe de travail ad hoc qui s’est réuni une fois par trimestre et qui rassemble les élus, la directrice générale adjointe en charge de la culture, le directeur de la communication et les directeurs des établissements culturels de la Ville et d’ECLA.

Dans le cadre de la commission culture d’ECLA, j’ai proposé et mené à bien l’organisation conjointe des Journées européennes du patrimoine en 2016 et 2017. En coordination avec toutes les communes d’ECLA qui ont bien voulu jouer le jeu, nous avons pu proposer un programme véritablement intercommunal.

mercredi 28 février 2018

Conférence à la Société d'émulation du Jura

J'ai eu la chance d'être invité par la Société d'émulation du Jura à prononcer une conférence sur le thème : "La statuaire de Pichegru et l’instrumentalisation de sa mémoire pendant la Restauration (1815-1830)". 
Elle a eu lieu le samedi 17 février 2018 aux archives départementales du Jura à Montmorot. 

 Pichegru, Jacques-Edmé Dumont
Esquisse en terre cuite, 1818.
Musée de Lons-le-Saunier

samedi 25 novembre 2017

Boeuf sur le toit - Elus à la niche ?

 Le Progrès, 22 novembre 2017

 Le Progrès, 23 novembre 2017

La Voix du Jura, 23 novembre 2017

dimanche 12 novembre 2017

Bilan et perspectives

 Le Progrès, 10 octobre 2017
    
 Pays de Lons, 28 octobre 2017

Hebdo 39, 30 octobre 2017

vendredi 6 octobre 2017

Street art à Lons

A l'initiative de l'Association pour la promotion de l'art contemporain (ARCO), la Ville de Lons-le-Saunier a permis à Don Matéo, street artiste lyonnais et jurassien d'origine, de créer un mur dans l'impasse Pasteur, à proximité de la Médithèque-cinéma des Cordeliers. Nous l'avons présenter ce mercredi 4 octobre :

La réalisation de l'oeuvre a été suivi, durant sa création, par de nombreux Lédoniens très curieux du travail de l'artiste.

Une opération à renouveler selon l'avis général !

mercredi 27 septembre 2017

Rencontres du Centre européen d'études bourguignonnes

J'ai eu le très grand honneur d'accueillir les participants aux 58e Rencontres du Centre européen d'études bourguignonnes (CEEB). Venus de toute l'Europe et même des Etats-Unis, les participants ont pu assister à une vingtaine de contributions sur le thème de cette année : "Autour des Chalon et de la noblesse en pays bourguignons (XIVe-XVIe siècles)". 


Sous la houlette de Paul Delsalle, professeur d'histoire moderne à l'Université de Besançon, les rencontres ont eu lieu à Lons-le-Saunier dans la salle de l'ancien tribunal sis en l'Hôtel d'honneur de la Ville. Les participants ont aussi fait une visite guidée des églises de la ville par Dominique Brunet avant de partir le samedi à Arlay et le dimanche à Nozeroy. 

J'ai également remis la médaille de la Ville de Lons-le-Saunier à Son Altesse Sérénissime le Duc Léopold d'Arenberg, président du CEEB. 


jeudi 7 septembre 2017

Présentation de la rentrée culturelle

En ce mardi 5 septembre, j'ai réuni tous les opérateurs culturels de la Ville pour qu'ils puissent, ensemble, présenter à la presse leur programme en cette rentrée culturelle. Ce fut un beau moment dans un lieu magique, le foyer du théâtre. 

"Quantité, qualité, variété : c’est le triptyque de cette rentrée culturelle à Lons. De tout, pour tous, partout. Peu de ville en France de moins de 20 000 habitants (et une agglomération de 35 000 habitants) peuvent se prévaloir d’une telle richesse culturelle. Les établissements, soutenus par ECLA (4C, Conservatoire et Théâtre) ou par la Ville (Musée, Bœuf sur le toit, Ellipse), savent trouver de judicieux partenariats avec des associations culturelles nombreuses et dynamiques. Ce bouillonnement est une chance pour tous. A chacun d’aller y trouver son miel… "

Le programme complet est disponible ici : http://www.lonslesaunier.fr/wp-content/uploads/2017/09/DP-saison-culturelle-web.pdf 

 Le Progrès, 7 septembre 2017

lundi 5 juin 2017

Rendez-vous aux jardins

C'est la deuxième édition à Lons-le-Saunier de cette belle manifestation du Ministère de la culture que j'avais tenue, l'an dernier déjà, à organiser dans notre ville.
Avec une météo plus clémente, le programme, conçue par Christine Combe, chargée de mission à la ville, a tenu toutes ses promesses.


  
Le Progrès, 31 mai 2017

dimanche 14 mai 2017

Résidence d'artistes au Boeuf

A l'initiative de Benoit Chevrier, directeur de la communication de la Ville et au soutien conjoint des adjoints à l'animation et à la culture, la ville a bénéficié de la résidence de quatre musiciens du groupe "Son del Salon". Leur musique cubaine a résonné dans la grande salle du Boeuf sur le toit pendant leur résidence de deux semaines au cours desquelles ils ont animé des stages de danse salsa avec l'association Lédorock et de percussions avec Bat macadam.
Le concert final de restitution a enchanté le public. Un galop d'essai réussi pour le groupe et une belle réalisation de la Ville. A renouveler !

 La ville aux couleurs de l'événement

 Conférence de presse avec Jacques Pélissard

 Les répétitions...
...puis le concert !

dimanche 30 avril 2017

Mémoire en témoignage

A l'occasion de la Journée nationale du souvenir des victimes de la déportation, l'Association pour la Mémoire de la Résistance jurassienne (AMRJ) a aidé des élèves du collège Aristide-Briand de Lons-le-Saunier à monter un documentaire reprenant les témoignages de neuf jurassiens rescapés des camps de concentration nazis. Grâce au soutien de la Ville et d'ECLA, leur film a été diffusé aux 4C.

 Affiche du documentaire
 
Conférence de presse avec les membres de l'AMRJ

dimanche 23 avril 2017

Conférence pour la SEJ

J'étais l'invité de la Société d'émulation du Jura (SEJ) ce samedi 22 avril. Ma communication avait pour titre "La statuaire de Xavier Bichat. Concurrence de mémoire entre l’Ain et le Jura (1824-1903)"et elle avait lieu à Thoirette, commune natale de Xavier Bichat. Publication à suivre...

Statue de Xavier Bichat dans la cour de l'Hôtel-Dieu de Lons-le-Saunier (1839-1941)

dimanche 16 avril 2017

Rencontre avec Anne Nivat aux 4C

J'ai eu la chance de rencontrer Anne Nivat, auteur et grand reporter (lauréate en 2000 du prix Albert Londres pour son reportage en Tchétchénie, Chienne de Guerre) et de présenter son dernier livre dont un chapitre est consacré à Lons-le-Saunier sous l'angle de l'insécurité.
Un échange riche qui m'a replongé dans Recherche le peuple désespérément écrit en 2009 avec mon complice Gaël Brustier. 8 ans déjà mais l'analyse tient la durée.



dimanche 19 février 2017

vendredi 20 janvier 2017

Vice-président d'ECLA chargé des affaires culturelles

C'est une très grande fierté et un honneur de me voir confier par mes collègues du Conseil communautaire, sur proposition de son nouveau président, Patrick Elvézi, cette charge qui me permet d'avoir une grande latitude d'action dans le domaine culturel entre la ville de Lons-le-Saunier et son agglomération.

Le Progrès, 18 janvier 2017

mardi 20 décembre 2016

Subventions aux associations culturelles de Lons

Hier soir a eu lieu le vote du budget 2017 dans lequel figure le vote des subventions aux associations culturelles. Après travail en groupe de travail, le Conseil municipal a validé le détail suivant qui suit 3 axes :

Le premier axe est de valoriser l’activité des associations (subventions exceptionnelles) et pas seulement leur fonctionnement (sauf salles municipales mises à disposition par la Ville pour certaines associations). 

Le second axe est de viser la diversité des propositions culturelles : 
- 28 associations soutenues en 2014, 33 en 2017 
- Plus pour les arts plastiques, la diversité des propositions théâtres et musicales, l’aventure… 

Le troisième axe est le soutien accru aux propositions nouvelles et événementielles
- Rendez-vous de l’aventure, 2ème édition (16-19 mars 2017) 
- Festival « Latin’Lons » (7-12 mai) 
- Concert d’ouverture du festival de musique baroque du Jura (10 juin 2017) 
- Exposition du collectif Photo Mathe (septembre 2017) 
- Festival des studios de répétition 
- Événement street art 

Ces choix impliquent un certain rééquilibrage entre associations puisque les inscriptions budgétaires ont des niveaux constants même si les subventions sont en légère hausse, ce qui est notable.





mercredi 26 octobre 2016

Contribution aux Travaux de la SEJ

MAURICE JOLY (1829-1878) 
UN POLÉMISTE DU MILIEU DU XIXe SIÈCLE 

Voici l'avant-propos de mon article paru ce mois-ci dans la dernière livraison des Travaux 2015 de la Société d'émulation du Jura : 

Maurice Joly est entré dans l’Histoire le 16 août 1921. Ce jour-là, dans le Times de Londres, le correspondant du journal à Constantinople publie le premier de trois articles qui établissent pour la première fois le lien entre Les Protocoles des Sages de Sion, devenu un succès de librairie depuis sa publication en 1905, et le Dialogue aux enfers entre Machiavel et Montesquieu, né de la plume d’un obscur avocat français mort en 1878, Maurice Joly. Près de 30 ans après sa mort, son plus célèbre opuscule a en effet été démarqué par les agents de l’Okhrana, la police politique secrète du Tsar, pour servir à l’écriture du plus célèbre faux de l’Histoire. Maurice Joly acquiert post mortem ce dont il a rêvé toute sa vie : la reconnaissance publique. 
Cette contribution constitue donc une enquête sur ce Lédonien méconnu qui fut d’ailleurs, en son temps, membre de la Société d’émulation du Jura. Il s’agira d’une première pierre à l’édifice d’une biographie encore à écrire. Resteront hors du champ de cette étude ses relations avec son département natal du Jura, sa carrière professionnelle de fonctionnaire à Paris ainsi que sa carrière littéraire. 

La totalité est à lire dans le volume en vente dans toutes les bonnes librairies lédoniennes :