samedi 12 novembre 2016

mercredi 26 octobre 2016

Contribution aux Travaux de la SEJ

MAURICE JOLY (1829-1878) 
UN POLÉMISTE DU MILIEU DU XIXe SIÈCLE 

Voici l'avant-propos de mon article paru ce mois-ci dans la dernière livraison des Travaux 2015 de la Société d'émulation du Jura : 

Maurice Joly est entré dans l’Histoire le 16 août 1921. Ce jour-là, dans le Times de Londres, le correspondant du journal à Constantinople publie le premier de trois articles qui établissent pour la première fois le lien entre Les Protocoles des Sages de Sion, devenu un succès de librairie depuis sa publication en 1905, et le Dialogue aux enfers entre Machiavel et Montesquieu, né de la plume d’un obscur avocat français mort en 1878, Maurice Joly. Près de 30 ans après sa mort, son plus célèbre opuscule a en effet été démarqué par les agents de l’Okhrana, la police politique secrète du Tsar, pour servir à l’écriture du plus célèbre faux de l’Histoire. Maurice Joly acquiert post mortem ce dont il a rêvé toute sa vie : la reconnaissance publique. 
Cette contribution constitue donc une enquête sur ce Lédonien méconnu qui fut d’ailleurs, en son temps, membre de la Société d’émulation du Jura. Il s’agira d’une première pierre à l’édifice d’une biographie encore à écrire. Resteront hors du champ de cette étude ses relations avec son département natal du Jura, sa carrière professionnelle de fonctionnaire à Paris ainsi que sa carrière littéraire. 

La totalité est à lire dans le volume en vente dans toutes les bonnes librairies lédoniennes :

dimanche 16 octobre 2016

La fête de la science

Organisée pour la première depuis 2004 à Lons-le-Saunier, le programme de cette Fête de la science, manifestation nationale organisée par le ministère de l'Éducation nationale, de l'Enseignement supérieur et de la Recherche est riche de plusieurs événements organisés par le Musée de Lons en partenariat avec la Maison commune, le Centre jurassien du patrimoine (CJP) et les 4C : 
- exposition de sciences naturelles (paléontologie), 
- ateliers à destination des scolaires réalisés par le CJP autour du thème des fossiles et des traces de dinosaures, 
- conférences scolaire et tout public de Jean-Michel Mazin, directeur de recherche émérite au CNRS. 
- atelier « lecture » à la Médiathèque des Cordeliers animé par l’association Lire et faire lire, 
- ateliers pour le périscolaire à la Maison commune réalisés par le CJP.

Cette manifestation permet de compléter l’offre culturelle dans notre ville en mettant en avant la culture scientifique, portée depuis près de deux siècles par le département « sciences naturelles » du Musée. Cette fête de la science met aussi en avant le partenariat, voulu par la Ville, entre le Musée et la Maison commune : culture pour tous avec la participation des habitants de la Marjorie, culture par tous avec les ateliers proposés par le CJP ; ce sera la fête de la science et en particulier celle des dinosaures.

Le programme est disponible sur le site de la Ville de Lons-le-Saunier.


Présentation avec Jean-Luc Mordefroid, directeur des Musées Lons, Stéphane Billaudel, président de la Maison commune, Sylvie Deschamps, coordinatrice de la manifestation, et Pascale Dumetz du CJP.

 Le Progrès, 8 octobre 2016


 Hebdo 39, 10 octobre 2016

jeudi 22 septembre 2016

Les Journées du patrimoine 2016

Patrimoine et citoyenneté : notre histoire, notre avenir 

En cette période où l’esprit civique est plus que jamais appelé à se manifester, il importe de rappeler que le patrimoine est à la fois un symbole de la citoyenneté française et un lieu où elle peut trouver à s’exercer et à se renforcer. La pleine appropriation du patrimoine renforce le lien social. 
 En cette année 2016, nous y participons en célébrant « la Marseillaise », pièce maitresse de notre patrimoine immatériel et presque sensoriel ; nous le faisons aussi lors de ces « Journées européennes du patrimoine » qui nous permettront de découvrir ou redécouvrir certains bâtiments emblématiques de notre agglomération. 
 A Lons-le-Saunier, l’église des Cordeliers a bénéficié pendant plus d’un an d’une rénovation extérieure magnifique, du chevet au parvis. Désormais, on verra mieux sur cet édifice religieux la trace de l’histoire avec la mention « Liberté-Egalité-Fraternité » inscrite lors de la Révolution. Un condensé du thème de cette édition en quelque sorte… 
 Ce week-end sera aussi l’occasion de renforcer les liens culturels de notre agglomération, notre « petite République », puisque 14 communes membres d’ECLA ouvrent au public leur richesse patrimoniale. 
Bonne visite à tous ! 

Jacques PELISSARD, Député-maire de Lons-le-Saunier, Président d’Espace Communautaire Lons Agglomération 
Jean-Philippe HUELIN, Maire-adjoint de Lons-le-Saunier chargé des politiques culturelles 

Le dépliant de la manifestation est téléchargeable sur le site de la Ville de Lons-le-Saunier.



 Magazine Hebdo 39, septembre 2016

Conférence de presse avec Jean-Luc Mordefroid, directeur des musées de Lons, 6 septembre 2016

 Le Progrès, 12 septembre 2016

 Le Pays de Lons, 12 septembre 2016

vendredi 17 juin 2016

Préface au catalogue de l'exposition

Klemczynski, le Jura et Lons-le-Saunier, une fidélité par-delà le temps

« Je fais un peu corps avec ce pays qui est le mien. Et j’avoue que j’ai un choc dans le Jura, parce que le Jura est très varié. » Ce sont les propres mots de Pierre Klemczynski lors d’un de ses nombreux passages dans le Jura. Ce peintre né à Saint-Claude et qui habita quelques années à Saint-Didier puis à Courlans a conservé avec notre ville un lien de fidélité jamais démenti, tout au long d’une carrière qui le mena pourtant bien loin de notre cher Jura. Toutefois, chaque année, de 1949 à 1986, sans désemparer, il expose ses toiles ici, à Lons-le-Saunier. C’est pourquoi nous retrouvons souvent avec émotion ses œuvres chez de nombreux Lédoniens tout comme à l’hôtel des ventes dont il est rarement absent. Le lien est là, chez nous, devant nous et malgré son décès en 1991, il reste parmi nous avec sa vision du monde.

S’il peint le Jura, riche de sa variété de paysages, il voyage, il déménage et revient avec ses ailleurs : Paris et sa banlieue, les bords de mer normands… Il nourrit chaque année un rêve d’horizons lointains qui illumine chacune de ses expositions. Et derrière l’apparent dépouillement de ses paysages, où l’absence de présence humaine apporte une certaine mélancolie, on découvre en les regardant mieux l’immense et intense travail du peintre sur chaque toile. Le monde sembl
e vide mais que de travail faut-il pourtant à l’artiste pour le faire naître !

Près de vingt-sept ans après sa dernière rétrospective qui eu lieu au château de Bousselange en Côte d’Or, il faut féliciter chaleureusement la direction du musée de Lons-le-Saunier pour cette proposition d’exposition ainsi que la commissaire de l’exposition qui a su, une fois de plus, tirer le meilleur parti scientifique et muséographique de l’œuvre de Pierre Klemczynski. La Ville de Lons-le-Saunier peut être fière du travail accompli au quotidien par le personnel des musées de Lons-le-Saunier et je sais cette confiance partagée puisque d’heureux propriétaires d’œuvres de Pierre Klemczynski envisagent de faire don de certaines d’entre elles au musée. Je les en remercie par avance. Parmi toutes les autres pépites que nous possédons déjà, ces œuvres prendront place, nous y travaillons ardemment, dans le futur grand musée de notre ville.

Aujourd’hui, le musée de Lons-le-Saunier rend hommage à Pierre Klemczynski et ce n’est que justice car lui-même a beaucoup donné à notre cité. Entre « Klem » et Lons, c’est une belle histoire d’amour, longue et sans cesse renouvelée. Cette exposition et ce catalogue en sont une nouvelle preuve.

Jacques Pélissard, député-maire de Lons-le-Saunier 
Jean-Philippe Huelin, maire-adjoint chargé des politiques culturelles

Le catalogue est disponible au musée de Lons-le-Saunier, place Philibert de Chalon, au prix de 19 euros.

mardi 26 avril 2016

Bilan des "Rendez-vous de l'Aventure"

Très heureux de revoir aujourd'hui Marion et Virgile Charlot pour faire le bilan des premiers "Rendez-vous de l'Aventure" de Lons-le-Saunier qui ont eu lieu le 31 mars et les 1er et 2 avril derniers : 2000 festivaliers, 42 invités, 18 films et 4 livres en compétition, 4 lieux culturels concernés, belle couverture médiatique... Que demander de plus à de jeunes et déjà brillants organisateurs qui sont d'un professionnalisme remarquable ?

Grande fierté pour la Ville de Lons d'avoir été les premiers à croire en leur projet ! Je me souviens de notre première rencontre en février 2015. Mon ami Cyrille Bréro m'avait transmis leur dossier. J'ai été convaincu, il me restait à emporter l'adhésion de Jacques Pélissard et de mes collègues du Conseil municipal.

Le soutien financier de la Ville (un subvention de 5 000 euros + l'essentiel de la communication du festival) a permis de crédibiliser la démarche auprès de soutiens privés qui ont été, eux aussi, enthousiasmés par le projet. On attend la 2ème édition l'année prochaine avec impatience...

des sucettes...
...et des bannières : une Ville aux couleurs du Festival !
11 mars : lancement du festival à la Maison de la Vache qui rit
1er avril : rencontre avec l'auteur de "On a marché dans Pyongyang"

samedi 26 décembre 2015

Subventions aux associations culturelles de Lons-le-Saunier

Après le vote du budget lundi dernier, voici le tableau des subventions attribuées aux associations culturelles pour l'année 2016 (avec rappel des années 2014 et 2015).
Chacun pourra donc observer que le niveau global des subventions augmente. Certaines associations ont certes une légère baisse mais c'est aussi pour permettre à 4 nouvelles associations de montrer leur savoir-faire (dont Promodégel, scène de musiques actuelles du Jura et gestionnaire du Moulin de Brainans).


mercredi 16 décembre 2015

Hommage aux victimes - République

Très fier d'avoir pu organiser ce lundi 14 décembre une cérémonie d'hommage aux victimes des attentats du 13 novembre dernier devant la statue de Rouget de Lisle à Lons-le-Saunier. 
L'hommage fut l'occasion d'une belle cérémonie populaire autour des symboles républicains : le drapeau tricolore et la Marseillaise.
Que le Président de la République entende notre appel au transfert définitif au Panthéon des cendres de Rouget de Lisle, auteur de la Marseillaise, qui sont aux Invalides, "temporairement", depuis 101 ans !
Pour 2016, "année de la Marseillaise" (selon sa propre volonté), ce serait à la fois juste et bienvenu.

 flyer distribué avant et pendant la cérémonie

 Le Progrès, 14 décembre 2015

Le Progrès, 15 décembre 2015

mardi 24 novembre 2015

Conférence sur Maurice Joly à Dole

J'ai donné une conférence sur "Maurice Joly (1829-1878), un polémiste du milieu du XIXe siècle" à la mairie de Dole le samedi 21 novembre.

Cette conférence était organisée par la Société d'émulation du Jura.

Le texte est à paraitre l'année prochaine dans le cadre des "Travaux 2015" de la société.

Avant cela, quelques éléments sur ce personnage sont disponibles sur la page wikipédia de Maurice Joly.

jeudi 19 novembre 2015

Lons-le-Saunier Années 50, après l'expo, le livre

Préface : Lons-le-Saunier, 1950, 2015…2050, l’histoire continue 

Notre ville a beaucoup changé au cours des années 1950. Ce livre nous le montre magnifiquement. 

Depuis cette époque, la morphologie de la ville a continué de se transformer : les quartiers des Mouillères et de la Marjorie sont sortis de terre et jouissent même aujourd’hui d’une renaissance urbaine grâce au programme ANRU. Le centre ville a été protégé tout en gardant sa forte attractivité commerciale. Les différents quartiers de la ville s’étendent aujourd’hui sur la quasi-totalité du territoire communal. D’espace, nous n’en avons plus beaucoup pour construire, il nous faudra donc rebâtir la ville sur la ville et quel plus bel exemple de cette politique urbaine que la salle de spectacles du Bœuf sur le toit réédifiée récemment sur l’emplacement des anciens abattoirs ! 

Aujourd’hui, transformer une ville, c’est réfléchir et agir au niveau de l’agglomération. C’est ce que nous faisons avec ECLA (Espace Communautaire Lons Agglomération) qui a investi dans des équipements modernes comme le centre nautique Aqua’Rel ou le Centre Culturel Communautaire des Cordeliers. Culture, sport, réseau routier (contournement ouest) ou zones d’activités sont les moyens d’une attractivité déterminante pour l’avenir. 

Et plus loin de nous, qu’en sera-t-il au mitan de ce siècle ? A quoi pourrait ressembler notre ville ? Si l’avenir n’est jamais écrit, il n’est pas inutile de tracer quelques perspectives… 

Dans les années 2050, le « Grand Lons » sera une réalité quotidienne pour les habitants du bassin de vie. Première agglomération bio de France, celle-ci pourra profiter de ses avancées pionnières en matière de qualité de l’eau et d’approvisionnement bio et local du restaurant municipal dont le modèle irriguera tous les restaurants et tous les foyers. La protection du patrimoine, accélérée par l’obtention du label « Ville d’art et d’histoire », aura montré tout son intérêt pour développer la ville. Autour du nouveau musée d’archéologie et des beaux-arts sis dans l’ancien hôtel-Dieu, le centre-ville pourra être reconquis par une population de tous âges, avide d’animations et cliente du plus grand centre commercial de l’agglomération. 

Tant de choses restent à faire. Chacun peut à loisir compléter cette utopie urbaine et dessiner sa ville idéale. C’est aussi en revisitant la ville d’hier, celle des années 50 comme nous y invite ce livre, que l’on peut rêver la ville de demain… 

Jacques Pélissard, député-maire de Lons-le-Saunier 
Jean-Philippe Huelin, maire-adjoint chargé des politiques culturelles 

Présentation publique le 20 novembre 2015 aux côtés de Jean-Luc Mordefroid, directeur du service d'archéologie et des musées

Le livre est disponible au musée de Lons-le-Saunier, place Philibert de Chalon, et dans les librairies de Lons-le-Saunier au prix de 19 euros.

samedi 26 septembre 2015

Le Boeuf sur le toit. Quelle histoire !

Après avoir été les abattoirs de la ville pendant un siècle, le site est occupé par différentes associations et la halle centrale devient en 1980 une salle polyvalente appelé "Boeuf sur le toit" en référence à Darius Milhaud et au cabaret parisien.


Les Echos du Jura, 7 novembre 2013

France 3 Franche-Comté, 9 janvier 2014 (capture d'écran)

En octobre 2004, Daniel Beuret et Mme Ratel élaborent un projet d’aménagement de l’ensemble du lieu, suite à une mission qui leur a été confiée par la ville et à la décision de faire du Bœuf un lieu strictement culturel. La Ville s'emploie dès lors à reloger ailleurs les associations non culturelles.
Ainsi, pendant 10 ans, la Ville réhabilite les locaux périphériques à la grande salle au bénéfice des associations culturelles : L'Amuserie-Théâtre group', l'Atelier de l'exil, Art sonic, Musik Ap'Passionato et Coeur de Boeuf. Le montant de ces travaux s'élève à plus d'un million d'euros.
En février 2012, est projeté la réhabilitation de la grande salle mais devant le coût élevé, la Ville décide finalement en janvier 2013 de raser la salle pour en reconstruire une nouvelle. Le projet est présenté par l'architecte Didier Chalumeau :


L'ancienne salle est donc détruite et les médaillons représentants un boeuf et une vache sont préservés et restaurés au Centre de Conservation et d'Etude :
Les Echos du Jura, 7 novembre 2013

France 3 Franche-Comté, 9 janvier 2014 

Les associations du Boeuf, associés à la réflexion dès 2012, constituent avec la Ville de Lons-le-Saunier un comité de coordination à partir de 2013. Ce comité est constitué de toutes associations du spectacle vivant de Lons-le-Saunier et des envisons : Art Sonic, Cœur de Bœuf, EMMA, la MJC, le Moulin de Brainans, Musik Ap’Passionato, Nesta, Les Scènes du Jura, le Théâtre Group/Amuserie, le Théâtre de l’Exil. Catherine Clerc, adjointe au maire chargé des structures culturelles, en assure la présidence.
Les objectifs de ce comité sont les suivants : être un lieu où chacun peut exprimer ses besoins, ses inquiétudes, ses questions, ses avis, ses projets, suivre l'avancement des travaux du Bœuf et veiller à en faire un lieu de spectacle qui soit le plus possible utilisé par toutes les associations participantes. En parallèle, une commission technique est chargée d’émettre des avis sur les équipements prévus par l’architecte et le scénographe afin que ceux-ci soient réellement adaptés aux attentes et aux besoins.

 Du côté du chantier, la salle est rasée en décembre 2013 :
France 3 Franche-Comté, 9 janvier 2014 (capture d'écran)

Les murs en béton sont assemblées. La tête du Boeuf est réinstallé en avril 2014 alors qu'une grue est au centre de la future salle :
 La Voix du Jura, 15 avril 2014

 La Voix du Jura, 15 avril 2014

 Les Echos du Jura, 15 avril 2014

 Les Echos du Jura, 15 avril 2014

 Les Echos du Jura, 16 avril 2014

En septembre 2014, on peut déjà se rendre compte des volumes lors d'une visite de chantier :
 Les Echos du Jura, 20 septembre 2014

 Les Echos du Jura, 20 septembre 2014

 Les Echos du Jura, 20 septembre 2014

En avril 2015, la Ville confie l'intendance de la salle à l'association Coeur de Boeuf qui a déjà effectué le suivi du chantier et la coordination avec les autres associations du site.

Finalement, en septembre 2015, 22 mois après le début du chantier, les Lédoniens découvrent une salle belle et moderne qui ravit les artistes tout en étant restée dans le budget prévisionnel : 2.4 millions d'euros.


Le Moniteur, 19 octobre 2015